Pourquoi une psychothérapie ?

 « Se connaitre soi-même ne suffit pas. Il faut que quelqu’un d’autre puisse entendre
ce que vous refusez d’entendre de vous ».  Anne Dufourmantelle

 

 

 Et pourquoi pas ? 

 

Nous éprouvons tous, à certaines périodes de notre vie, le désir ou le besoin d’être soutenus dans quelques-unes des épreuves de la vie (ruptures, deuils, conflits, dépression, mal être..). Et pas seulement. Il n’est pas indispensable de faire face à des difficultés pour apprendre à mieux se connaitre, pour accéder à plus de sécurité et de liberté intérieures. Il s'agit parfois seulement de se débarrasser des répétitions et des tensions qui viennent de loin et encombrent le présent. 

 

La psychothérapie permet de retraverser des lieux et des temps oubliés, des vécus douloureux qui ont été enfouis, mais qui ne s'effacent pas pour autant. Les traces de vécus "bruts" non re-présentés à la conscience, non parlés se rappellent à soi, qu'on le veuille ou non, avec le malaise et les douleurs qui sont associés. Lorsque ces vécus sont retraversés dans un récit, leur transformation permet de lever les tensions et la kyrielle de manifestations désagréables qu'ils ont générés.

 

J'ai conçu ce site parce que je constate encore à quel points certaines résistances ou fausses croyances empêchent de consulter, laissant la souffrance et les symptômes s'installer sans une réponse parfois simple et rapide adaptée. Le manque de confiance ou les préjugés tenaces, voire caricaturaux associés à ce travail d'introspection, par exemple l'idée d'une thérapie longue avec un psychologue inconnu (au départ forcément), distant et "muet", peuvent décourager. 

 

La peur de ne pas savoir quoi dire, la culpabilité ou un sentiment de honte de ne pas savoir/pouvoir régler seul(e) ses difficultés, le fait de ne pas aller suffisamment bien alors que l'entourage ne cesse de répéter "c'est rien, ça va passer" ou encore "tu as tout pour être heureux(se)" accroissent les empêchements de se lancer.

 

Dans mon expérience de psychologue clinicienne, je constate combien la quête d'une parole vraie, profonde et sans jugement ne peut pas être minimisée tant elle permet de soulager les tensions et les répétitions d'un même fonctionnement défaillant qui enferme dans une constante répétition des mêmes problèmes.

 

Or, lorsqu'un thérapeute formé, attentif et bienveillant vous arrête sur un mot, un silence, il permet de faire émerger ce qui se dérobe à votre insu et révèle de nouvelles voies de résolutions possibles. Ainsi, chacun(e) selon son rythme, son histoire et sa sensibilité peut (re)traverser, dans un temps et un espace approprié, les situations présentes ou passées afin de libérer une énergie et une créativité trop longtemps étouffées.

 

Il est paradoxalement nécessaire de s'approcher de ses difficultés pour mieux s'en distancer.

 

Y aller ? Ne pas y aller ? 

 

 Explorer ses difficultés alors que socialement tout est fait pour les dissimuler, partager ce qu’il y a de plus intime, se demander par où commencer, penser que rien ne peut ou ne doit changer, que "ça" passera tout seul ou avec le temps …c'est se donner toutes les raisons de ne pas y aller. 

 

Et pourtant, quand on y regarde de plus près, les motifs pour consulter ne manquent pas :

  • Parce que nous sommes surpris, mal à l'aise et trop affectés par l’importance que prend un événement pour l’aborder seul ou seulement "en passant", 
  • Parce que les symptômes (dépression, angoisse, phobies, peurs, ruminations…) ne sont pas «négociables » et ne disparaissent pas uniquement par la force ou par la volonté, 
  • Parce que nommer nos peurs, nos difficultés, nos questionnements (dois-je partir ou bien rester, trouver un nouveau travail ou changer moi-même etc..), nous aident à les comprendre et à dépasser les blocages qui y sont associés,
  • Parce que la souffrance retient des potentialités créatives qui ne parviennent plus à se développer, 
  • Parce qu’acquérir plus de liberté dans ses pensées, dans ses actes, être et agir en fonction de ce que l’on est et désire profondément vaut la peine de s’y pencher pour vivre pleinement en son nom.

 

 Prendre soin de soi au niveau psychique comme on prend soin de soi au niveau physique n’est ni impensable, ni impossible et n'est pas une montagne à gravir !

 

 

Comment cela se passe ?

A quel moment consulter ?